A l’attention de l’APPEP et des « non-titulaires »

Récemment, cette association de professeurs de Philosophie a tenu une Assemblée Générale. Plusieurs motions ont été discutées, votées, adoptées. Elles se trouvent ici. L’une d’elles concernent les « contractuels » – autrement dit, les non-titulaires. Nous la reproduisons ici :

« L’APPEP s’inquiète du recours croissant aux professeurs contractuels.Elle demande que leur soient assurées des conditions de travail qui ne fassent pas obstacle aux missions qui leur sont confiées ; qu’ils bénéficient à leurs débuts du soutien d’un tuteur et d’une formation ; qu’ils aient un droit plein à la formation ; que la possibilité de passer un concours spécifique, qui reconnaisse leur expérience, leur soit garantie ; que des possibilités de titularisation leur soient ouvertes. »

Nous voulons confirmer que nous remercions l’APPEP d’avoir parlé de la situation des contractuels. Nous devons apporter les précisions suivantes :

  • les professeur(e)s titulaires le sont suite à l’obtention d’un concours, les professeur(e)s non-titulaires n’ont pas, s’ils ont été candidat(e)s, eu ce concours
  • le nombre de postes fixés pour une année de concours détermine le maximum de recrutement de non-titulaires. Il est connu que, depuis de nombreuses années, le chiffre annuel est faible, inférieur aux besoins réels, ce qui a empêché des candidat(e)s de devenir titulaires
  • les non-titulaires ont des titres universitaires, et pour certain(e)s, parmi les plus élevés. Ils ne sont pas pris en compte pour un recrutement, durable (seul le niveau minimum est pris en compte, pour un recrutement en tant que non-titulaire)
  • si le Ministère de l’Education Nationale préfère employer des non-titulaires dans des CDD, les non-titulaires ne sont pas en cause dans ce qui leur est imposé
  • ce sont les conditions imposées aux non-titulaires qui leur sont préjudicielles, comme pour l’enseignement de la discipline

Nous demandons donc à l’APPEP, comme aux autres associations de professeur(e)s, de considérer :

  • les non-titulaires comme des collègues à part entière (ce qui renvoie à nos premières propositions)
  • de soutenir la validation de leurs parcours : universitaire, professionnel
  • d’associer systématiquement un(e) non-titulaire à leur rencontre avec le Ministère

 

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« Alerte condition enseignante », un collectif pour ne plus laisser faire la déstabilisation, d’un métier, d’un statut, des individus

Nous tenons à saluer l’initiative, pour l’essentiel, portée, incarnée, soutenue, par des enseignant(e)s titulaires de l’Education Nationale, avec ce collectif, « Alerte condition enseignante« , que notre propre collectif soutient activement. Ces collègues disent clairement : stop ! Ils ne veulent plus reculer, accepter la destruction, de ce métier, de ce statut, attaqué de bien des bords, par des encadrants de mauvaise foi, ou pire encore, par des parents d’élèves, inconscients, ou pire encore, par des jeunes, certes minoritaires, mais en force et en nombre suffisants pour pourrir la vie d’enseignants ou d’équipes pédagogiques. Ce manque, profond, de respect, pour un métier aussi central, dans la construction des individus, dans la construction de leur conscience et de leurs compétences, lesquelles ont été transformées par l’Education Nationale en à peine un siècle d’existence, est totalement irrationnel et injuste. C’est pourtant la triste banalité, le quotidien, de milliers d’enseignant(e)s. Et comme si la situation n’était pas déjà assez mauvaise, on peut constater que les problèmes de notre métier et des collègues sont instrumentalisés, récupérés, par l’extrême-droite, dans laquelle certains opèrent, pour faire croire qu’ils se préoccupent de notre métier, de nous, alors qu’il s’agit seulement pour eux d’assouvir des sentiments racistes contre des jeunes identifiés par la couleur de peau, leur appartenance à des quartiers, à des départements. Là aussi, il est temps de ne plus laisser dire et faire, et c’est pourquoi ce collectif est si important.

 

Nous remercions les premières organisations qui…

Depuis que nous avons créé ce collectif national des non-titulaires de l’Education Nationale, soit depuis peu de temps, nous nous sommes adressés à différentes organisations professionnelles concernées, qu’il s’agisse de syndicats, d’associations d’enseignant(e)s. Certaines et certains nous ont répondu, et d’autres non. Certaines et certains ont diffusé notre mail, nous permettant ainsi d’être connus de non-titulaires qui ont pu ainsi nous écrire, et avec lesquels un dialogue à commencer, pour construire ensemble une force nationale – et d’autres ne l’ont pas fait. Avec cette note, nous inaugurons une série de remerciements officiels. Nous en exprimerons d’autres, plus tard, au fur et à mesure des réponses, des actions communes, soutenues. Aussi, nous tenons à remercier l’APPEP, association de professeurs de Philosophie qui, en interne, a diffusé notre mail/appel. Nous remercions des régionales du SNES de nous avoir répondu.

Non Titulaires de l’EN, exprimez-vous, faites remonter vos témoignages et vos revendications – notre enquête

A l’attention de nos collègues non titulaires de l’Education Nationale, enseignants et autres métiers,

Dans la perspective de nous adresser publiquement et officiellement au Ministère de l’Education Nationale au printemps 2018, nous vous demandons de nous écrire, afin de nous faire connaître :

  • votre parcours diplômant et professionnel
  • votre expérience de l’enseignement
  • votre situation actuelle
  • votre analyse de l’état de l’Education Nationale
  • vos problèmes
  • vos revendications fondamentales

Il va de soi que nous ne cherchons pas à obtenir des données personnelles. L’ensemble de vos informations et de vos réponses sera confidentiel. Ce que nous publierons au final, par une synthèse des réponses, sera expurgé de toute information privée, ou qui permettrait d’identifier tel ou telle collègue, si vous deviez faire connaître une situation spécifique grave. Inversement, nous pouvons publier des témoignages dès lors que vous le souhaitez, et uniquement si vous le souhaitez. Certains des objets indiqués ci-dessus peuvent être ignorés dans votre réponse (ex : votre analyse de l’état de…), si vous n’avez pas d’idées, de propos, significatifs. Dans quelques jours, nous allons mettre à votre disposition un document en ligne, pour répondre.

Pour nous écrire : nontitulairesen arobase gmail point com